21
July
2011
|
08:00
Europe/Amsterdam

Project seeks to conserve the heritage of francophone immigrants

(Edmonton) With a grant of $ 20,000 from the Prairie Research Center, Campus Saint-Jean researchers Srilata Ravi and Paulin Mulatris will be looking to determine how francophone immigrants in Alberta retain their cultural memory.

"These people come from all over the world with diverse cultural backgrounds, but what do they retain in terms of a physical trace of their country of origin,” said Ravi. “What are the items they bring with them and what is their symbolism?”

"While it is important for Franco-Albertans to maintain their history, this is also true for francophone immigrants,” said Mulatris. “How these people they keep their memory? Often these families arrive with the bare minimum. Immigrants from Africa, for example, that had to go through the refugee camps, kept them with few traces of their history.

"These people have maybe some pictures, but they are highly symbolic. It is important to reach out to these people now. We cannot wait or that wealth will be lost," he said.

For their research, both professors will meet with 10 families to discover what they brought with them from their country of origin. "It could be pictures, but also an official document, a letter, a musical instrument,” said Srilata. “Why did they make space in their luggage for a particular object and what is its significance? ".

The Provincial Archives of Alberta and the Campus Saint-Jean’s l’Institut pour le patrimoine de la francophonie de l’Ouest canadien will assist with this project. "We want to protect the memories of francophone immigrants so that their story becomes part of the history and heritage of the francophonie in Alberta," said Mulatris.

Conserver le patrimoine des immigrants

Grâce à un appui de 20 000 $ du Centre de recherche des Prairies, Srilata Ravi et Paulin Mulatris du Campus Saint-Jean analyseront comment les immigrants francophones conservent leur mémoire.

« Ces gens arrivent de partout dans le monde avec un bagage culturel diversifié, mais qu’est-ce qu’on retrouve comme trace matérielle de leur pays d’origine.  Quels sont les objets qu’ils amènent avec eux et quel est leur symbolisme », présente Srilata Ravi.

« Autant il est important pour les Franco-Albertains de souche de garder une trace de leur histoire, ce l’est aussi pour les immigrants francophones.  Comment ces personnes conservent-elles leur mémoire?  Souvent, ces familles arrivent avec le strict minimum.  Les immigrants qui proviennent d’Afrique, par exemple, et qui ont dû passer par des camps de réfugiés, ont conservé avec eux peu de traces de leur histoire », explique Paulin Mulatris.

Ce dernier ajoute que « ces personnes n’ont peut-être que quelques photos, mais elles sont hautement symboliques.  Il est important d’aller à la rencontre de ces gens dès maintenant.  Il ne faut pas attendre que cette richesse soit perdue ».

Pour leur projet de recherche, les deux professeurs de Saint-Jean rencontreront une dizaine de familles afin de découvrir ce qui a été amené avec eux de leur pays d’origine.  « Cela pourrait être des photos, mais aussi un document officiel, une lettre, un instrument de musique.  Pourquoi une place a-t-elle été accordée dans leur bagage à un objet en particulier et quelle est sa signification? », questionne Srilata Ravi.

Notons que les Archives provinciales de l’Alberta et l’Institut pour le patrimoine de la francophonie de l’Ouest canadien travailleront aussi à ce projet.  « Nous voulons assurer une transmission des mémoires des immigrants francophones pour que leur histoire fasse partie de l’histoire et du patrimoine de la francophonie albertaine », conclut Paulin Mulatris.